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Témoignage de Guylaine

Dépression, idées suicidaires

 

J’aurais voulu être morte !

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » (2 Corinthiens 5.17)

Dès mon plus jeune âge, j’ai senti que mon père ne m’aimait pas et ensuite, les relations avec ma mère sont devenues si tendues que j’ai perdu l’envie de vivre. Comment vouloir vivre quand les deux personnes qui vous ont mises au monde vous répètent que vous êtes une erreur ? Je me détestais physiquement et mentalement et je pensais que je ne méritais pas d’être sur terre.

À dix ans, je me réveillais le matin en regrettant de ne pas être morte, et les années suivantes ont été un vrai cauchemar : harcèlement, tentatives de suicide, dépression, abus… Je cherchais à combler le grand vide de mon cœur par de mauvaises relations, si bien que je me suis liée à des gens qui m’ont poussée à faire des choses qui ne me ressemblaient pas. Je fumais et je me bagarrais beaucoup. Comme je détestais être seule, je portais un masque et je faisais semblant d’être heureuse pour tenter de me faire des amis, mais ma seule véritable amie, pendant toute cette période, c’était la mort. Elle m’attirait terriblement !

C’est alors qu’un jour, j’ai vu la vidéo d’une jeune fille qui parlait de son amour pour Christ et d’un  verset de la Bible, Genèse 1.26 : « Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » Ce verset m’a touchée et a mis dans mon cœur une paix que je n’avais jamais connue auparavant.

Comment un Dieu parfait avait-il pu me faire à son image ? Je n’arrivais pas à le comprendre ! À partir de ce moment-là, j’ai cherché à connaître le Dieu dont cette fille parlait. J’ai prié et le Seigneur a permis que je rencontre des chrétiennes à la fac. Elles m’ont parlé de Christ. Au début, j’étais réticente, à cause des mauvaises expériences que j’avais faites auparavant. Mais au bout de quelques mois, je suis venue à l’église et j’ai donné ma vie à Christ. Je sais maintenant qu’il ne m’a jamais abandonnée, même quand j’étais face à la mort. J’ai trouvé en lui la paix, l’amour d’un Père, la fidélité d’un Ami sincère et tout ce que le monde ne pouvait pas m’offrir. Depuis, je ne fume plus, je suis libérée de toute la souffrance que je ressentais et j’ai réussi à pardonner aux personnes qui m’ont fait du mal. Je suis pleine de joie, et chaque matin, je me lève en ayant envie de vivre et d’entrer dans les plans que Dieu a pour moi. S’il a fait de grandes choses dans ma vie, il peut en faire aussi dans la tienne !

(Témoignage de Guylaine)

Témoignage de Anita

Souffrance, exaucement de prière

À bout de souffrance
« Je crie à toi lorsque je suis dans la détresse, car tu m’exauces. » (Psaume 86.7)


Je m’appelle Anita, j’ai 35 ans et je suis originaire de Madagascar. J’ai été éduquée dans la foi chrétienne depuis ma plus tendre enfance. Nous nous rendions à l’église tous les dimanches, mais cela ne m’a pas empêchée d’emprunter un mauvais chemin. Nous étions sept enfants et je n’ai pas trouvé ma place au sein de la fratrie. Mon père était strict, et comme je ne me sentais pas aimée, je suis devenue rebelle.
Les conditions de vie à Madagascar sont loin d’être faciles, et j’ai connu maintes épreuves, bien davantage que mes sœurs me semble-t-il. Chaque fois que j’étais en difficulté, je priais, Dieu me répondait rapidement… et je continuais ensuite ma route sans lui.
Et puis je me suis mariée, je suis allée en France, et là, j’ai eu un gros problème : mon fils aîné était encore à Madagascar, et je n’avais aucun moyen d’obtenir les papiers nécessaires pour le faire venir. J’ai fait beaucoup de démarches, demandé de l’aide, donné de l’argent, mais pendant huit ans, rien n’a abouti. J’ai une nature impatiente, et Dieu m’a transformée pendant ces années d’épreuve.
Au bout de huit ans, à bout de souffrance, j’ai prié : « Seigneur, cette fois-ci, je ne te prie pas juste de faire venir mon fils, mais je veux te donner ma vie. Même si mon fils me rejoint, je te promets de te rester fidèle, Jésus. »
Peu après, mon fils a enfin obtenu tous les papiers nécessaires et il nous a rejoints en France !
J’ai lu ma Bible plus attentivement, j’ai écouté des prédications, puis j’ai intégré l’Église de Pont-à-Mousson, car je voulais mieux connaître le Seigneur. Le Saint-Esprit m’a fait comprendre que Jésus est Dieu. Je me suis profondément attachée à lui et il a pansé mes blessures intérieures. J’ai beaucoup changé, et mon mari a vu ce changement.
J’ai lu Marc 16.16, qui dit : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné », si bien que j’ai décidé de me faire baptiser et de prendre l’engagement public de suivre Jésus.

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La vraie liberté

«Il ramènera le cœur des pères vers leurs enfants, et le cœur des enfants vers leurs pères.» (Malachie 4.6)

Les relations entre Claude et son père étaient de plus en plus tendues au fil des années.

À dix-sept ans, il fit une fugue, mais cela se solda par un échec, puisqu’il fut arrêté par la police au bout de trois semaines.

Il dut retourner chez lui, mais sa maison lui parut être une prison et il ne rêva que de repartir. Quand il eut dix-huit ans, Claude quitta la demeure familiale. «Cette fois, enfin, je suis libre!» se dit le jeune homme ravi. Hélas, ce fut bientôt l’engrenage du tabac, puis de la drogue. Sans s’en rendre compte, Claude était plus esclave que jamais!

Sa mère ne connaissait que peu le Seigneur, mais elle était si affligée par la situation que parfois, elle allait prier dans sa chambre. Et un jour, Dieu lui montra que son fils allait changer et que les gens le verraient revenir en costume cravate!

Vers la même époque, Claude traînait avec ses copains dans un café qu’il appréciait beaucoup, car on n’était pas obligé de consommer pour y entrer! À l’extérieur, une chrétienne remarquable faisait les cent pas. Dieu lui avait donné un message pour lui. Dès qu’elle vit Claude apparaître, elle lui dit (sans le connaître): «Tu t’appelles Claude. Le Seigneur t’aime et il a un plan pour ta vie.» Claude fut très surpris. Il croyait vaguement que Dieu existait, mais jusqu’à ce moment-là, jamais il n’avait pensé un seul instant qu’il s’intéressait à lui…

Toutefois, l’attrait de l’aventure fut le plus fort et il repartit: en Grèce, en Turquie… Toujours plus loin, mais pour trouver quoi?

Il finit par revenir en France, et cette fois, il se mit à réfléchir. Les paroles toutes simples de cette femme résonnaient sans cesse dans sa tête.

À cette époque, plusieurs de ses amis moururent d’une overdose ou se suicidèrent, et il eut très peur de finir comme eux. Il n’avait plus rien à quoi se raccrocher…sauf le message de cette femme.

Aussi, lorsqu’un jour, il la croisa à nouveau, il la suivit chez elle et il pria pour être sauvé!

Très vite, sa mère assoiffée de Dieu se rendit aux réunions de cette assemblée et se convertit avec joie. Claude retourna souvent lui rendre visite quand son père était absent, car il ne voulait toujours pas le voir. Mais, un jour quand il sonna à la porte, ce fut son père qui vint lui ouvrir: ce fut le temps de la réconciliation et du pardon. Le père et le fils se sentirent plus proches qu’ils ne l’avaient jamais été!

Pendant quelques mois, son père conduisit sa mère aux réunions en voiture, mais il n’entra jamais dans la salle. C’est alors que tous deux eurent un accident de voiture qui aurait pu leur être fatal… Bouleversé, son père se rendit pour la première fois à l’église. Dieu toucha son cœur et, dès la deuxième réunion, il se convertit. Le Seigneur reconstruisit cette famille divisée. Claude se maria et eut cinq enfants.

Des dizaines d’années ont passé et Claude sert le Seigneur avec sa famille nombreuse toujours plus soudée. Il expérimente chaque jour que l’adversaire vient pour démolir les vies, mais que Jésus est mort sur la croix pour que ses enfants soient sauvés et vivent dans l’abondance!

À onze ans, tout a changé !

 « Tu couronnes l’année de tes biens, et tes pas versent l’abondance. » (Psaume 65.12)

Je suis née en 1942 dans un foyer modeste. Mes parents n’étaient pas croyants, mais hostiles à la religion. C’est grâce au témoignage persévérant d’une voisine qu’ils sont devenus chrétiens. J’avais deux ans à l’époque, si bien que j’ai entendu parler de Jésus dès mon enfance. Ma mère était une femme merveilleuse, qui aimait beaucoup prier et rendre service à tous ceux qui l’entouraient. C’était mon modèle !

J’étais une petite fille chétive et souvent malade. Plus d’une fois, ma vie n’a tenu qu’à un fil. J’étais choyée, surprotégée par mes parents et mes frères. J’aimais l’école et j’étais avide d’apprendre, mais à cause de mes nombreuses absences pour raison de santé, j’étais en difficulté scolaire et j’en souffrais beaucoup. À cette époque, c’était à coups de règles sur la tête et sur les doigts que certains maîtres essayaient de faire apprendre leurs leçons aux élèves. Leur mépris m’accablait, mais renforçait aussi ma volonté de réussir malgré tout.

Mon cœur d’enfant était rempli de crainte, et je redoutais les nuits peuplées de cauchemars.

À onze ans, tout a changé, car j’ai décidé de suivre à mon tour le Seigneur. J’avais besoin de son pardon et j’ai compris que je devais lui consacrer ma vie. Dès lors, j’ai connu de grandes bénédictions. J’ai demandé à Dieu de m’aider à surmonter mes difficultés scolaires et à ne plus faire de cauchemars. Trois enseignants compatissants sont venus à mon aide, et en deux ans, j’ai presque rattrapé mon retard. De plus, mes nuits sont devenues plus calmes, et le Seigneur m’a délivrée de mes cauchemars.

J’ai pris l’habitude de lui faire connaître tous mes besoins, et j’ai découvert que Dieu m’aimait profondément et que je pouvais lui faire confiance. Quel bonheur de l’avoir pour Père !

Témoignage de Nadine

Comment est-ce que je vais m’en sortir ?

« Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné en plus. » (Matthieu 6.33)

Ma mère est chrétienne. Depuis toute petite, je suis donc allée à l’église. Je connaissais bien la plupart des histoires de la Bible. Mais en grandissant, je me suis éloignée peu à peu de Dieu jusqu’à l’oublier complètement. J’allais en boîte de nuit, je fumais… J’ai rencontré un jeune homme et nous avons eu des enfants ensemble sans être mariés.

Dès que ma vie ne me convenait plus, je revenais à Dieu, mais dès que tout allait bien, je reprenais mes mauvaises habitudes.

Un jour, ma petite sœur de deux ans est décédée, ce qui m’a remplie de colère. Maman, quant à elle, continuait à suivre le Seigneur, mais je ne la comprenais pas. J’ai continué à vivre ma petite vie sans Dieu, de plus en plus renfermée, de plus en plus triste.

Et puis un jour, en allant chercher mes enfants à l’école, Dieu m’a montré l’état de ma vie : alcool, boîtes de nuit, cigarettes… De plus, j’étais enceinte de mon dernier enfant. Je ne l’ai appris qu’à quatre mois de grossesse. J’étais désespérée.

J’ai crié à Dieu : « Seigneur, dans quel état est ma vie ! Ce n’est pas ce que je voulais. Je ne suis pas mariée, et encore enceinte ! Comment est-ce que je vais m’en sortir ? »

Soudain, le Seigneur m’a rappelé une parole de la Bible : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné en plus. » À cet instant, pour la première fois de ma vie, j’ai vraiment cherché Dieu. Je lisais la Bible et je priais, je comprenais que ce que j’avais fait jusque-là était mal… J’ai pris conscience de mes péchés, j’ai demandé sincèrement pardon à Dieu et tout a commencé à changer dans ma vie.

J’ai obtenu mon permis de conduire et j’ai cessé de fumer, de même que mon compagnon. Je l’ai épousé, et le jour de notre mariage, le Seigneur a guéri une vieille blessure dans ma vie : mon père, qui jusque-là ne m’avait jamais encouragée, m’a dit qu’il était fier de moi !

Dieu a rempli le vide de mon cœur. Maintenant, j’ai besoin de lire la Bible et de prier ! Chaque fois que j’entreprends quelque chose, je commence par demander à Dieu si c’est sa volonté. J’ai la conviction qu’il a effacé tous mes péchés, et j’ai le cœur plein de joie, car il m’a donné la vie éternelle !

« Je vous exhorte à prendre courage ; car aucun de vous ne périra » (Actes 27.22).

J’ai grandi dans une famille où l’on avait le sens des valeurs, mais où l’atmosphère était pesante, car maman était maniaco-dépressive. Elle a fait plusieurs tentatives de suicide. Quand j’avais dix-huit ans, un cancer foudroyant l’a emportée en quatre mois.

À la suite de cela, j’étais mal dans ma peau, malheureuse. Comme j’avais soif d’amour, je me suis lancée dans des aventures sentimentales, mais aucune n’a abouti, ce qui n’a fait que me frustrer davantage. J’ai fait à mon tour des tentatives de suicide, mais ce n’étaient que des appels au secours, car je téléphonais ensuite pour demander de l’aide. Je ne voulais pas vraiment mourir ! J’étais juste perdue. Je n’avais pas de raison de vivre.

À cette époque, mon frère a fait la connaissance d’une jeune fille chrétienne qui lui a parlé de sa foi. Il s’est approché de Dieu et à la suite de l’expérience qu’il a faite, il a beaucoup changé. Il était plus joyeux, plus paisible. Cela m’a touchée et lorsqu’il m’a invitée à l’accompagner dans une église évangélique, j’ai accepté volontiers. Très vite, j’ai compris que je devais demander pardon au Seigneur Jésus-Christ pour mes péchés et qu’il était mort pour moi sur la croix.

Toutefois, malgré cette belle expérience, tous mes problèmes n’étaient pas résolus. Il a fallu du temps pour que le Seigneur guérisse totalement mes blessures d’enfance. Des années plus tard, un drame a frappé notre famille : la mort tragique de ma sœur. Peu après, j’ai appris que j’avais un cancer à un stade avancé. Je devais subir deux opérations. Après la première, j’ai pu aller à l’église. Le message portait sur l’apôtre Paul dans la tempête : s’il a dû la traverser, le Seigneur lui a promis que ni lui ni les autres passagers ne périraient. Cette parole a touché mon cœur, et j’ai eu la certitude que je survivrais à ma redoutable maladie.

Et pourtant, après ma deuxième opération, il y a eu de très graves complications. J’ai fait un arrêt cardiaque, j’ai été intubée et plongée dans un coma artificiel. Mon état était désespéré, j’étais perdue aux yeux des médecins, mais les chrétiens priaient pour moi et Dieu a permis que je me rétablisse miraculeusement. Après avoir été incapable de parler, avoir été sous assistance respiratoire, avoir été alimentée par sonde, etc., quel plaisir de retrouver ces joies toutes simples !

Cette rude épreuve m’a beaucoup rapprochée du Seigneur. J’ai appris à lui faire totalement confiance. Moi qui étais très anxieuse par nature, je sais maintenant déposer tous mes fardeaux entre ses mains. La vie avec le Seigneur n’est pas sans nuages, mais il est toujours avec nous, attentif et plein d’amour, et cela change tout !

Le témoignage d’Étienne le jour de son baptême

“Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé; mais celui qui ne croira pas sera condamné.” (Marc 16.16)

Il y a quelques années, ma tante est décédée, mais avant sa mort, elle a incité ses neveux et nièces à croire au Seigneur. Ses paroles sont restées gravées en moi.

Ensuite, mon épouse a été atteinte d’une grave maladie qui l’a poussée à chercher le Seigneur. Très rapidement, elle s’est convertie et fait baptiser, ce qui a apporté un grand bouleversement dans notre foyer. Je l’ai accompagnée au culte par curiosité, malgré certaines réticences, et j’ai été  intrigué par la ferveur et la chaleur humaine que j’y ai découvertes, sans m’engager pour autant. Mais certaines paroles ont profondément touché mon cœur, ce que je n’avais jamais ressenti auparavant.

Je me suis mis à lire la Bible et j’ai découvert l’œuvre de Jésus, ce qui m’a fait prendre conscience des péchés que j’avais commis. J’ai demandé pardon à Jésus, et peu à peu, ma vie a été transformée. Mais j’étais encore rebelle par moments, et certaines parties de la Bible me semblaient ardues. Toutefois, j’ai persévéré et je l’ai de mieux en mieux comprise (« Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Dieu », Romains 10.17).

En allant au culte le dimanche matin, dans la voiture, nous discutions avec mon épouse de certains sujets qui me préoccupaient, et souvent, à ma grande surprise, le message du pasteur répondait à mes interrogations. Cela m’a interpellé !

De plus, j’ai senti la présence de Dieu dans certaines situations de la vie courante, ce qui m’a montré que le Seigneur est vraiment un Père pour moi. Je suis dépanneur chez EDF. Un jour, une dame s’est   montrée ravie de me voir arriver aussi vite pour réparer son installation électrique, car son mari était sous oxygène et avait besoin que je rétablisse le courant. Au cours de la conversation, je ne sais comment, j’en suis venu à lui demander si elle connaissait Jésus et avec un beau sourire, elle m’a répondu qu’elle le priait avec son mari. Comme j’avais un Nouveau Testament avec moi, je le lui ai offert. J’ai été ému de voir ces gens si heureux malgré la maladie.

Et enfin, j’ai été délivré du tabac après trente ans de tabagisme. Je suis parvenu à me sevrer sans difficultés, et j’ai senti la puissance du Seigneur à l’œuvre dans ma vie.

C’est pourquoi j’ai pris la décision d’obéir aujourd’hui à ce commandement de Dieu qui travaille mon cœur depuis longtemps : “Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé; mais celui qui ne croira pas sera condamné.” (Marc 16.16)

« Ta jeunesse vient à toi comme une rosée. » (Psaume 110.3)

Jimmy est un enfant de chrétiens et, jusqu’à l’âge de douze ans, il suit ses parents à l’église sans problème. Mais au début de son adolescence, tout change. Il commence à rejeter l’existence qu’on lui impose, comme si une voix intérieure lui soufflait : « Tu es en train de gâcher ta vie ! »

À cette époque, la nuit, il se met à faire d’affreux cauchemars, pleins de violence et de meurtres. Il en parle à son père, qui lui propose de prier avec lui. Dès le lendemain, ces mauvais rêves disparaissent pour ne plus revenir. Mais malgré cette belle expérience, Jimmy ne se tourne pas vers Dieu.

À quatorze ans, ses copains lui parlent de spiritisme et il est tenté d’essayer, « juste pour rire ». Les adolescents se plongent dans l’obscurité, allument des bougies et, dans la pénombre,  invoquent les esprits. Ils rient et prennent cela comme un jeu, mais dès lors, Jimmy dort de plus en plus mal. Il se met à entendre des bruits bizarres sous le lit ou sur le mur. Dans l’escalier, la lumière s’allume et s’éteint « toute seule », etc. Quand il rentre du collège et qu’il est seul dans la maison, il voit des yeux rouges terrifiants… Au point que souvent, il préfère attendre dehors le retour de ses parents. Il ne dort plus qu’une heure par nuit, si bien qu’en cours, il tombe de fatigue.

Cela ne peut plus durer ! Il prie le Seigneur du fond du cœur et du jour au lendemain, toutes ces manifestations étranges disparaissent définitivement. Désormais, il est vraiment certain que Dieu existe et peu à peu, il reprend goût à aller à l’église. Auparavant, il ne chantait jamais ; désormais, il entonne les cantiques avec entrain !

Un jour, le pasteur fait un appel. Il sent qu’il doit s’avancer, que c’est « sa chance », mais une autre voix le retient sur sa chaise. Toutefois, il décide de se lever et chaque pas en avant qu’il fait lui semble être une véritable délivrance.

Il décide aussitôt de se faire baptiser.

Aujourd’hui, Jimmy a seize ans et il apprend jour après jour à marcher avec le Seigneur. Il fait souvent des expériences qui affermissent sa foi. Il y a trois jours, il cherchait un stage pour son travail et après avoir prié avec son père, il a trouvé exactement ce qui lui convenait. Il est bien décidé à rester sur le sentier de Dieu et à lui confier toute sa vie !

La vie ne nous a pas épargnés

« Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant. » (Psaume 91.1)

Dans mon enfance, j’ai été couvée et mal préparée à affronter la vie : j’ai été maman à 20 ans, je me suis mariée à 22 ans et j’ai eu un deuxième bébé avant de divorcer à 26 ans… Enfin, dix ans plus tard, j’ai eu le coup de foudre pour un homme nommé Antoine, qui avait trois enfants d’un précédent mariage et qui est venu s’installer à la maison. Au bout de trois mois de vie commune, nous nous sommes mariés, nous avons eu un enfant et nous avons fait construire une maison. J’étais heureuse, enfin !

Mais la vie ne nous a pas épargnés. Le fils d’Antoine, puis ma fille aînée sont morts successivement dans des accidents de voiture. Nous étions écrasés de douleur et notre couple a alors connu de grosses difficultés. Antoine n’était pas croyant et moi, je connaissais très mal Jésus. Nos relations se sont tellement dégradées que nous avons fini par nous séparer.

Un jour, ma fille Mélissa a demandé à partir en colonie de vacances chrétienne, ce qui m’a permis de rencontrer pour la première fois des chrétiens évangéliques. Quand elle est revenue, elle a voulu fréquenter l’église et je l’ai emmenée au culte un dimanche sur deux. Antoine est venu une fois pour accompagner nos filles, mais il est resté sarcastique et il s’est promis de ne plus y remettre les pieds.

Au week-end de Pâques, j’ai décidé de participer à une rencontre chrétienne, et j’ai beaucoup envié l’assurance et la paix des participants. Le lundi, j’ai versé des larmes amères en comprenant que Jésus n’était pas mort seulement pour les gens de son époque, comme je l’imaginais jusque-là, mais aussi pour moi. Je lui ai demandé pardon pour mes péchés, et ensuite, j’ai ressenti un immense soulagement. En rentrant, j’ai téléphoné à Antoine. Notre divorce n’avait pas encore été prononcé et je lui ai demandé pardon. C’est alors que son regard sur moi a changé. Il ne voulait plus divorcer, mais se réconcilier avec moi ! Une réaction totalement inattendue, humainement impossible ! Nous venions de vendre la maison, tout était à refaire. Alors, nous en avons racheté une autre, tenté de reconstruire une nouvelle vie aussi : Antoine m’a accompagnée à l’église et il est devenu chrétien à son tour, de même que ma maman. De mon côté, j’avais un abcès sur la cornée qui devait me rendre aveugle, et dont le Seigneur m’a totalement guérie. L’ophtalmologue a été stupéfait !

Antoine, qui auparavant ne rendait jamais service sans en tirer profit, est devenu cuisinier bénévole dans de nombreux camps chrétiens. Aujourd’hui, ses anciennes connaissances ne le reconnaissent pas. Il est complètement transformé.

Pourtant, nous avons de nouveau connu une terrible épreuve, puisque la dernière fille d’Antoine est morte subitement d’une embolie pulmonaire. Mais ce nouveau décès a été très différent des précédents. Nous étions tristes, mais pas anéantis comme auparavant. Les chrétiens de l’église ont prié pour nous et nous avons placé toute notre confiance en notre Seigneur. C’est si merveilleux de le connaître et de pouvoir compter sur lui !

À l’épreuve du cancer

« L’épreuve de votre foi produit la patience. » (Jacques 1.3)

Un matin de juillet 2013, je me  suis rendue dans un centre de sénologie afin de passer une mammographie de routine. Lors de la prise des clichés, je me suis étonnée de devoir en faire plus que d’habitude mais je ne me suis pas vraiment inquiétée jusqu’à ce que je voie le médecin. L’échographie a confirmé ses doutes. Elle a émis le souhait de pratiquer une biopsie sans tarder. Cela a été fait trois heures plus tard, puis j’ai dû patienter pendant une dizaine de jours avant d’avoir les résultats.

En sortant de ce centre, je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer, car je m’imaginais le pire. Puis je me suis calmée en pensent que je n’allais pas passer les dix  jours suivants à m’inquiéter pour quelque chose qui n’arriverait peut être pas. J’ai donc prié en demandant à Dieu de garder mon cœur en paix.

Neuf jours plus tard, j’ai reçu un appel de mon gynécologue : j’étais atteinte d’un cancer. Il me donnait rendez-vous afin de m’expliquer tous les détails, de planifier une intervention et de mettre sur pied un traitement.

Dès la fin de cet appel, j’ai eu l’impression que tout s’écroulait autour de moi ; c’était un cauchemar, j’allais me réveiller… « Cancer… » Je n’ai pas pu retenir mes larmes. J’ai appelé mon mari qui m’a ramenée à la maison, car j’étais au travail. Je pensais surtout à mes petits-enfants que j’avais envie de voir grandir. J‘ai pleuré pendant une heure ou deux, ne sachant pas comment me calmer. Le médecin avait parlé de chimiothérapie donc j’allais perdre mes cheveux… C’était horrible ! J’ai crié à Dieu, ne comprenant pas pourquoi je devais vivre cette épreuve, je trouvais ça injuste. J’avais toujours servi le Seigneur de mon mieux. Était-ce une punition ? Qu’est-ce que j’avais fait de mal ? Et puis j’ai réalisé que je ne pouvais pas tenir Dieu pour responsable. Il ne nous a jamais dit que nous ne subirions pas d’épreuves, mais il nous a promis d’être avec nous pour les traverser… Avec mon mari, nous avons prié et nous avons choisi de lui faire confiance. Nous lui avons demandé de nous aider à traverser cette difficulté et de permette que les médecins puissent mettre sur pied le traitement adéquat.

J’ai vu le médecin comme prévu et il a m’a donné un tas d’informations. Je n’ai pas tout compris mais je me suis retrouvée embarquée dans un tourbillon d’examens préopératoires. C’était pour moi un monde inconnu. Très vite, je me suis retrouvée à l’hôpital et là, nouveau coup de théâtre… Alors qu’on devait juste m’enlever la tumeur, le médecin est venu m’annoncer qu’il serait  préférable de procéder à l’ablation du sein. Toute l’équipe médicale était unanime sur ce point. De nouveau, je n’ai pas pu retenir mes larmes, mais le Seigneur a permis qu’une amie qui était venue me visiter me réconforte.

Lorsque je me suis réveillée après l’opération, j’avais très mal et je ne cessais de prier Dieu de me soulager de ces souffrances. Mon mari était là et je savais que nous étions unis dans la prière. J’ai également pu compter sur le soutien de mes enfants, de ma sœur et de tous mes frères et sœurs en Jésus. Je savais que beaucoup de gens priaient pour nous, et cela me réconfortait.

Quand le moment est venu d’enlever mon pansement, ma sœur était avec moi et je lui ai demandé de rester. J’avais peur de ce que j’allais découvrir. Je n’ai pas du tout aimé ce que j’ai vu mais j’allais devoir apprendre à accepter cette mutilation. Au début, j’osais à peine me regarder dans le miroir lorsque je me lavais. En plus je me disais que si moi je trouvais ça laid, mon mari n’allait sûrement pas aimer non plus et quelque part j’avais un peu peur de sa réaction. Nous en avons parlé et il m’a rassurée à ce sujet : il m’a affirmé qu’il m’aimait et que cette opération n’allait rien changer à son amour pour moi. Au contraire, il m’a même dit qu’il m’aimait davantage encore… Ça m’a fait du bien d’entendre ça.

Durant mon séjour à l’hôpital, j’ai reçu beaucoup de visites, d’appels et des SMS. J’ai réalisé que si Dieu nous avait placé dans une famille, ce n’était pas pour rien mais pour que nous puissions nous soutenir et nous encourager les uns les autres dans les temps d’épreuves. Ça fait beaucoup de bien. J’ai également reçu de multiples encouragements de mes collègues de travail et bien sûr de toute ma famille.

Après une semaine, j’ai pu quitter l’hôpital et retrouver ma maison. Ma sœur avait gentiment préparé le repas. C’était pour moi un tracas en moins. Je remercie Dieu de m’avoir donné une sœur qui a été si présente et si prévenante. Quelle grâce merveilleuse !

Après quelques semaines de répit, j’ai commencé la chimiothérapie. La première de mes huit séances s’est très bien passée, mais ensuite, au bout de deux semaines, je me suis mise à perdre mes cheveux par poignées. Ça a été pour moi un cap difficile. De nouveau, j’ai pleuré sur mon sort. Je sais que cette étape a été pénible aussi pour mon mari. J’ai pris rendez-vous au centre capillaire et je m’y suis rendue accompagnée de ma sœur, toujours fidèle au poste. Là on m’a rasé les cheveux et j’ai ensuite dû porter une perruque. C’était difficile à supporter, mais je me consolais en me disant que j’allais faire des économies de coiffeur et que je serais toujours bien coiffée…

Les séances suivantes ont été éprouvantes, mais mon mari a toujours été à mes côtés, ma sœur s’est toujours libérée quand il le fallait, mes enfants m’ont entourée et mes frères et sœurs de l’Eglise m’ont soutenue dans la prière. Je me rends compte que c’est une grâce de Dieu et je l’en remercie chaque jour. Certes, il a permis que je passe par l’épreuve, mais il m’a aussi donné les moyens de m’en sortir en plaçant tout autour de moi des gens merveilleux.

Pour le moment, tout n’est pas encore fini. Je viens de terminer la radiothérapie et je continue à subir un traitement toutes les trois semaines à l’hôpital de jour. Je revois mon oncologue tous les trois mois et j’attends les résultats de mes tests génétiques. Si ceux-ci s’avèrent positifs il faudra sans doute que je sois réopérée au niveau des ovaires et peut être même de l’autre sein. Mais je ne m’inquiète pas, car je sais que mon Père me donnera la force de tout supporter et je lui fais confiance.

Cette épreuve m’a permis de voir les choses autrement et j’ai appris à compter sur lui tous les jours. Quand la vie est « facile », nous ne réalisons pas toujours combien il est bon de dépendre de Dieu, mais lorsque notre équilibre est bouleversé, nous devons nous en remettre totalement à lui. C’est ce qu’il attend de nous. Notre relation s‘en trouve alors renforcée et notre foi est fortifiée. Chaque fois que j’ai pu le faire, j’ai participé à la vie de mon église locale et j’ai continué à faire les activités dans lesquelles j’étais engagée. Au moment où j’en avais besoin, le Seigneur me donnait les forces. Mon mari et moi nous sommes rapprochés de Dieu mais aussi l’un de l’autre. Les liens avec ma sœur se sont resserrés et chaque jour, je prie pour qu’elle devienne chrétienne, elle aussi. J’ai pu tout supporter par la grâce de Dieu. Que toute la gloire lui revienne !

[Témoignage de Françoise, à suivre]

Après l’épreuve

« C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté. » (Éphésiens 6.13)

Plusieurs mois se sont écoulés, et l’heure des bilans est arrivée.

J’ai reçu les résultats de mes tests génétiques : tout était négatif ! C’était une excellente nouvelle non seulement pour moi, mais aussi pour mes enfants. J’attendais ces résultats depuis cinq mois avec un peu d’appréhension, surtout pour mes filles, car je voulais leur éviter tous ces soucis de devoir faire elles aussi des tests et de vivre avec la crainte des résultats. Mais je ne pouvais rien faire par moi-même. Aussi, j’avais confié cette situation à Dieu, car lui seul pouvait agir et garder mon cœur en paix. Il a répondu favorablement à mes prières.

Jusqu’à présent, tous les bilans sont bons. J’en rends grâce à Dieu bien sûr. Je poursuis mon traitement toutes les trois semaines à l’hôpital, mais tous les traitements lourds comme les chimio sont maintenant derrière moi.  Je ne ressens plus aucun effet secondaire si ce n’est de la fatigue et des douleurs aux jambes, mais tout cela devrait disparaitre avec le temps.

Je n’ai toujours pas repris le travail… Chaque chose en son temps.

À l’hôpital, on m’a proposé de participer à un projet de recherche sur la revalidation physique et l’encadrement du mode de vie après un traitement du cancer du sein par chimiothérapie et radiothérapie. L’activité physique a une grande importance pour la santé, surtout après un cancer. Elle diminue les risques de récidive de 40%.

 Au début,  je me sentais encore si fatiguée et diminuée que je n’avais pas envie de me lancer dans l’aventure. Pourtant j’y ai réfléchi et j’ai prié pour ce projet, car je voulais le placer devant Dieu et savoir quelle direction il voulait que je suive par rapport à cela. J’ai pris les renseignements auprès des personnes compétentes et finalement j’ai accepté de participer à cette étude. Je n’ai jamais été très sportive et pour tout dire je suis même un peu paresseuse, mais je vais me lancer dans cette aventure et participer à des ateliers sportifs, diététiques et autres sous surveillance médicale. Je reste persuadée que si Dieu a permis que je traverse cette épreuve ce n’est pas sans raison, car rien n’arrive jamais par hasard.

Plusieurs de mes amies ont vécu la même épreuve que moi. Certaines l’étaient avant moi et poursuivent leur combat, et je me tiens à leurs côtés pour prier et pour les encourager. D’autres viennent d’entrer dans la bagarre et c’est très dur.

Certaines n’ont pas le privilège d’avoir la foi, alors j’essaie de leur témoigner  que la présence de Dieu a  été et est toujours pour moi un secours, un réel réconfort et une force incroyable. Cependant je veux respecter chacune et ne pas les importuner si elles ne veulent pas de l’aide de Dieu. Cela ne change en rien l’amour que je leur porte. Quoi qu’il en soit je peux les comprendre et leur venir en aide pour leur apporter des infos, les rassurer, les assister, les encourager, prier pour elles…

En tout cas, cette maladie m’a rendue plus forte et a remis mes priorités dans le bon ordre. Mon couple aurait pu s’écrouler, voler en éclat comme c’est parfois le cas, mais au contraire, mon mari et moi nous sommes rapprochés dans ce combat pour la vie et Dieu nous a soutenus l’un et l’autre. Certes, nous étions au départ un couple solide, mais cette épreuve nous a unis et renforcés davantage.

Ma relation avec mes enfants est plus belle qu’avant. J’ai pris conscience que c’est important de s’aimer et de se le dire. On ne doit pas avoir honte de dire à ses enfants ou à ses petits-enfants qu’on les aime et de partager avec eux cet amour qui nous vient de Dieu. Mes petits enfants sont très réceptifs à cela.

Tout au long de ces mois difficiles, Léa,  ma petite-fille de 4 ans,  ne cessait de me dire « Mamie, je t’aime’’ et « Mamie, tu es belle ! » Moi je ne me trouvais pas belle du tout, sans cheveux… mais quand j’objectais : « Mamie n’est pas belle, elle n’a même pas de cheveux ! », elle me rétorquait : « Si, tu en as, mais ils sont dans ta chambre ! » Ça me faisait un bien fou de savoir qu’elle me voyait avec les yeux du cœur et qu’elle m’aimait malgré ma maladie.

J’ai trois petits-enfants, et chacun d’eux m’a témoigné son amour d’une façon différente. Cela m’a fait beaucoup de bien, et dans leurs gestes d’amour, j’ai vu l’amour de Dieu.

Quelques mois se sont encore écoulés et je suis arrivée au bout de tous mes traitements.

Je termine également le programme de revalidation par le sport proposé dans le cadre de l’étude à l’hôpital et cela m’a été très bénéfique. Avec les autres dames du groupe, nous avons tissé des liens et nous avons beaucoup dialogué. Les exercices proposés nous ont permis de retrouver du tonus musculaire. Les divers ateliers nous ont aidés à gérer notre stress, nos troubles du sommeil et nos soucis psychologiques.

Voilà c’est le temps d’un nouveau départ, une sorte de nouvelle vie, pas comme avant mais mieux qu’avant, avec des priorités de vie revues.

Mais ma priorité première reste toujours de servir mon Dieu avec les forces qu’il me donne chaque jour, tirant profit de l’expérience que je viens de vivre et qui a renforcé ma foi en LUI. Je veux aussi, avec son aide, tourner les regards vers celles qui traversent la même épreuve que la mienne et qui ont besoin de soutien pour avancer.

Sans oublier bien sûr de passer des moments de qualité avec ma famille et mes amis qui m’ont soutenue durant tous ces longs mois. Comment aurais-je pu surmonter cette terrible épreuve sans le Seigneur d’abord et sans mes proches ensuite ?

[Suite et fin du témoignage de Françoise]

Jésus frappe à ta porte !

« Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apocalypse 3.20).

J’ai eu une enfance heureuse, même si mes parents ne badinaient pas sur la politesse, le respect et l’obéissance. Ma sœur et moi, nous vivions dans un climat d’amour et de paix. Comme nous déménagions souvent, je n’avais pas vraiment d’amies, mais je me sentais bien dans l’atmosphère sécurisante du cocon familial. De plus, en grandissant, je dévorais les livres, qui constituaient un écran entre moi et le monde.

Toutefois, j’avais comme un vide intérieur, et parfois, je priais : « S’il y a un Dieu, qu’il se révèle à moi ! » Après le bac (que j’ai réussi avec mention très bien), je suis allée à l’école normale, et j’ai vécu une période compliquée : je trouvais la vie stérile et j’avais des problèmes sentimentaux. C’est alors que l’une de mes amies, Catherine, m’a offert une Bible… J’ai essayé de la lire, mais je n’y comprenais rien. Pendant l’été, je suis allée dans un camp chrétien et un verset de la Bible m’a frappée : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apocalypse 3.20). J’ai décidé d’ouvrir la porte de mon cœur et tout a changé : à l’âge de dix-neuf ans, j’ai établi une relation d’amour et de foi avec Dieu qui n’a jamais cessé depuis maintenant plus de quarante ans !

J’ai ensuite intégré une église évangélique. Je suis devenue enseignante, ce qui m’a procuré de grandes joies. Le Seigneur a sans cesse renouvelé mes forces et mon enthousiasme ! J’ai ensuite épousé un chrétien et nous avons eu trois enfants.

Bien entendu, j’ai connu des épreuves, comme tout le monde, mais je peux témoigner que le Seigneur a toujours été fidèle et qu’il m’a permis de les surmonter. Il a su apaiser mon caractère inquiet. Il veut aussi se révéler à vous aujourd’hui et vous faire vivre de belles expériences, comme il l’a fait pour moi !

[Témoignage de Cathy, Saint-Dié]

Une réunion en prison
« Là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé. » (Romains 5.20)
C’est la dernière réunion de l’année dans une prison française. Certains détenus purgent des peines légères, d’autres sont condamnés à perpétuité. Les aumôniers demandent : « Que vous ont apporté les réunions du samedi matin ? »
Un premier prisonnier se lève courageusement et déclare : « Le samedi je viens me ressourcer, respirer de l’air du royaume de Dieu. »
Un autre enchaîne : « Dans cette prison, le seul moment où je me sens bien, c’est le samedi matin. »
Deux « gros durs » qui partagent la même cellule témoignent : « Nous chantons des cantiques ensemble tous les jours. Parfois même, nous les “crions par la fenêtre”. » (Les prisonniers ont coutume de crier par les fenêtres… Si vous passez par là, dressez l’oreille : parmi les cris de détresse, vous entendrez peut-être chanter : « J’ai la victoire au nom de Jésus-Christ » ou « J’ai trouvé dans ma vie un ami ! »)
Enfin, un prisonnier de taille imposante confie : « J’ai passé une année très difficile, car ma fille a eu son premier enfant, mais la petite a été atteinte d’une leucémie foudroyante. Les médecins lui ont annoncé qu’elle n’en avait plus que pour quelques mois. Moi, j’étais enfermé : je ne pouvais ni l’aider ni lui rendre visite, mais tous les jours, je me suis mis à genoux pour prier, et aujourd’hui ma petite-fille vit : elle a été guérie ! »
Les aumôniers ont finalement demandé si quelqu’un avait besoin que son cœur soit changé, et plusieurs mains se sont levées !
Oui, la lumière resplendit dans les ténèbres. Derrière les barreaux de cette grande prison, il n’y a pas que du désespoir. Jésus est là, apportant avec lui la lumière de la vie, comme il le fait toujours.

Ce n’est pas près de s’arrêter !
« Tu es un abri pour moi, tu me préserves de la détresse. » (Psaume 32.7)

Je m’appelle Catherine et suis née à Glasgow, en Écosse, dans les années 50. Ma famille était protestante de nom mais pas croyante. Cependant, on m’envoyait parfois à l’École du Dimanche à l’Église Protestante près de chez nous. J’allais aussi à une école protestante où nous avions des cours de religion qui me plaisaient, car on nous y racontait de belles histoires. Mais en grandissant, j’ai adopté les opinions de mon père qui était athée et qui considérait la religion comme une « béquille ».

À l’école secondaire, deux filles de ma classe de science parlaient tout le temps de Jésus. Cela m’agaçait et j’engageais souvent avec elles des discussions où je me moquais de leur naïveté… Un jour, elles m’ont invitée à un débat qui avait lieu dans leur groupe de « La Ligue pour la Lecture de la Bible ». Il se rassemblait à l’école le mardi après les cours. Le débat avait pour sujet : « Est-ce que Dieu existe? » Cela m’intéressait et j’y voyais l’occasion de mettre en avant toutes mes théories sur l’évolution et l’impossibilité qu’un Dieu Créateur ait existé.

Mais au lieu de cela, j’ai été troublée par les arguments des deux garçons qui défendaient l’existence de Dieu. Je n’ai rien dit de très convaincant et je me suis sentie mal à l’aise. Voyant que j’étais passionnée par le sujet, ils m’ont invitée à une réunion de jeunes à leur église ce soir-là pour continuer la discussion. J’y suis allée avec ma copine, croyant pouvoir mieux m’exprimer, mais en réalité, ce n’était pas un débat. C’était une réunion avec des chants, des prières et une prédication! Le prédicateur a dû toucher une corde dans mon cœur, mais je ne me souviens plus de ce qu’il a dit. Ensuite, il m’a parlé personnellement en me disant que Jésus m’aimait et voulait me sauver. Je suis rentrée à la maison, fâchée d’avoir encore raté l’occasion de donner mon avis.

C’était le mardi soir. Toute la semaine, j’ai été travaillée par ce que j’avais entendu. Le samedi soir, je devais passer la nuit chez ma copine qui avait invité deux autres filles de l’école. On riait, on s’amusait, mais je ne me sentais pas à l’aise. À un certain moment je suis montée à l’étage et je me suis adressée à Dieu : « Si tu existes, montre-toi à moi! », puis j’ai fondu en larmes. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait, mais quand ma copine est venue voir ce qui se passait, je lui ai dit : « Dieu existe. Demain on va à l’église! » C’est ainsi qu’à l’âge de 15 ans, j’ai donné ma vie à Dieu. Quand je l’ai annoncé à mes parents, mon père s’est écrié : « Oh! Ça va durer trois semaines! » Mais cela fait 52 ans que ça dure, et ce n’est pas près de s’arrêter!

Deux ans plus tard, en 1969, je suis venue en Belgique pour participer à une campagne d’évangélisation organisée par la Mission Évangélique Belge. Nous étions une centaine de jeunes de plusieurs pays. J’y ai rencontré beaucoup de jeunes et comme j’étais étudiante, je suis revenue plusieurs années de suite. En 1972, j’ai fini par me marier avec l’un de ces jeunes! Nous faisions partie d’un groupe gospel (Les Shalom) et pendant plusieurs années, nous avons sillonné la Belgique, la Suisse et la France pour annoncer l’Évangile.

Je n’ai jamais regretté ma décision de suivre Jésus. Bien sûr, tout n’a pas été rose tout le temps! Je suis passée par pas mal d’épreuves, en particulier le décès de mon premier mari après seulement 15 mois de mariage : subitement, je me suis retrouvée seule, avec un bébé de deux mois, dans un pays étranger, loin de ma famille! Mais Dieu ne m’a jamais abandonnée. Il est fidèle et il m’a accordé de grandes joies, comme celle de pouvoir fonder une nouvelle famille avec mon deuxième époux. Et le Seigneur m’a permis de continuer à le servir jusqu’à aujourd’hui avec les capacités qu’il m’a données, accompagnée de frères et sœurs merveilleux.

Je lui dois tout. À lui soit toute la gloire!

[Témoignage de Catherine]

Dans l’enfer de la drogue
« Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité. » (Psaume 32.5)
Ma mère a refait sa vie quand j’avais 15 ans. Elle m’a envoyé vivre chez mon père avec qui les relations ont toujours été difficiles.
Je vivais dans un climat violent et malsain : j’ai ainsi commencé à fumer régulièrement du cannabis pour combler mon mal-être. Sous l’emprise de l’alcool, mon père a menacé un jour de me tuer. Je savais qu’il en était capable ; je me suis donc enfuie. Le deal de drogues et les consommations sont devenus mon quotidien.
À 17 ans, je suis sortie des squats pour m’installer chez mon nouveau petit ami, où je pensais avoir retrouvé une stabilité. Jusqu’au jour où j’ai fait l’erreur de toucher à l’héroïne. Au départ, par simple curiosité… mais deux mois après, je suis passée à la seringue.
Accro : Je développais mes business pour me procurer mes doses : cambriolage, trafic de drogues, faux billets… La rue et ses galères m’ont endurcie, je me croyais invincible, surtout avec mon 8 mm à la ceinture.
Mais au fur et à mesure, je perdais le contrôle, je vivais de plus en plus dans le mensonge… Tout ce qui comptait à présent, c’était ma dose !
Suicide raté : Liée à ce produit, je pensais ne jamais m’en sortir. Je me souviens de cette nuit où, désespérée, je me suis levée pour m’injecter une forte dose d’héroïne. Mais j’ai repris connaissance ! Du coup j’ai attrapé la bouteille d’eau de Javel, et me suis faite une autre injection… puis je me suis poignardé le cœur. Je me suis réveillée un mois plus tard en réanimation, branchée de partout. Opérée à cœur ouvert, après une grosse hémorragie du cœur et de longs arrêts cardiaques, les médecins pronostiquaient au mieux un état végétatif. J’étais devenue la miraculée de l’hôpital. Malheureusement, j’étais toujours accro à l’héroïne.
En Hollande pour du cannabis
Pendant mon coma, ma cousine était venue prier pour moi. À mon réveil, elle m’a parlé de l’amour de Dieu. Je n’y croyais pas et ne voulais même pas l’accompagner à l’Église… jusqu’au jour où elle m’a invitée à un rassemblement chrétien en Hollande.
J’y suis allée juste pour me réapprovisionner en cannabis. Sur place, un ami de ma cousine a commencé à me parler de Jésus. Pour moi, Dieu avait été inventé pour les faibles qui ne voulaient pas affronter la vraie vie, et la Bible n’était qu’un vieux bouquin écrit par des hommes.
Dieu m’attendait en Hollande : Mais à deux reprises, alors qu’il lisait un passage de ce livre, j’ai senti un truc bizarre au niveau du cœur. C’était comme un point. J’ai eu peur, car mon opération était récente, mais c’est parti comme c’est venu. Je n’ai rien dit à personne, mais cette coïncidence étrange troublait mon esprit cartésien !
Cet homme a fini par me dire qu’il fallait que je fasse ma propre expérience si je voulais savoir si Dieu existe. De retour à Paris, j’ai voulu vérifier. J’ai donc commencé à parler à ce Jésus dont on me disait qu’il était mort pour mes péchés… J’ai fait le bilan de ma vie, et j’ai pu ainsi concevoir que ma vie n’était pas forcément si bien que ça. Comme tout le monde.
Le meilleur deal de toute ma vie : Alors que la drogue était toute ma vie, je lui ai dit : « Si tu me débarrasses de toutes mes dépendances, je croirai en toi et te suivrai. »
Instantanément, j’ai ressenti en moi une paix, un amour, des sensations que je n’avais jamais expérimentées même en me shootant. C’était surréaliste mais concret !
C’est à ce moment que j’ai réalisé que j’avais cherché au travers de la drogue un bien-être que Dieu seul pouvait véritablement m’apporter, de plus gratuitement ! Et surtout j’avais cette conviction d’avoir été délivrée de la drogue et même de la cigarette.
Enfin libre !
J’ai repris mes études, puis j’ai trouvé du travail et un appartement.
J’ai renoué des liens avec ma famille et pu pardonner à mes parents.
À présent, je sais que Jésus m’aime – pas comme un homme peut aimer – et que je ne serai plus jamais seule. J’ai trouvé un sens à ma vie et surtout le goût de vivre.
J’ai découvert un Dieu qui a totalement transformé ma vie ! Et je tiens à te dire que rien n’est impossible avec lui. Fais, toi aussi, ta propre expérience et tu verras…

[Témoignage de Sabrina]

Je marche avec le Seigneur
« Celui qui se confie en l’Éternel est heureux. » (Proverbes 16.20)


Je suis issu d’une famille très religieuse, mais cette religion m’a beaucoup déçu, si bien que de 14 à 20 ans, je me suis dit « athée ». Toutefois, l’un de mes amis lisait la Bible, et cela m’intriguait. Un jour, avec beaucoup de hargne, je lui ai demandé de me parler de Dieu, mais il m’a juste répondu : « Si tu veux connaître Dieu, approche-toi de lui et adresse-toi directement à lui. »
Un soir de Noël, je me suis souvenu de ses paroles, et j’ai prié : « Seigneur, si tu existes, prouve-le-moi ! » Ce soir-là, il s’est passé quelque chose. J’ai été submergé d’émotion et tous les épisodes de ma vie m’ont paru défiler devant mes yeux. À chaque fois, je demandais « Pardon », mais je sentais le regard plein d’amour du Seigneur posé sur moi. C’était une expérience indescriptible, qu’on ne peut comprendre que si on l’a soi-même vécue.
À la lumière de ce regard posé sur moi, ma vie a pris une autre direction. Auparavant, je ne comprenais rien à la Bible, mais ensuite, tout a changé. Elle est devenue claire pour moi. Elle nourrit mon âme et j’y suis très attaché. Je me suis joint à une église, et depuis maintenant des dizaines d’années, je marche avec le Seigneur… et ce n’est pas près de s’arrêter !
[Témoignage de Denis, Paris]

Une famille missionnaire en danger !
« L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent, Et il les arrache au danger. » (Psaume 34.7)


Pour une expérience, elle fut nouvelle ! Je n’avais jamais connu de cyclone, encore moins de catégorie 5.
Les vents soufflaient fort, il était 13h, j’endormais notre petite dernière de 10 mois, Abigail, quand j’entendis un bruit violent, sourd. Le plafond se mit à trembler, ainsi que le ventilateur au-dessus de ma tête. J’attrapai ma fille endormie, rejoignis ma famille à la salle à manger et découvris que le toit de la maison avait été arraché. La chambre de notre fille aînée était à ciel ouvert.
En moins de 5 minutes, nous avons rempli 2 valises et 2 sacs à dos, réalisant qu’il fallait quitter cette maison rapidement, avant que le plafond (avec les ventilateurs, les lampes, la charpente) nous tombe sur la tête. Mais où aller ?
Dans le garage ? La salle de bain ? Nous avons choisi la terrasse couverte.
Elle avait un toit en tôle refait récemment.
Nous nous sommes blottis tous les 8 sous une table en bois massif extrêmement lourde. Nous pensions rester quelques minutes jusqu’à ce que nous puissions nous réfugier chez les voisins.
Les vents étaient tellement forts que je n’ai pas pu traverser la rue, craignant également qu’une tôle perdue me décapite. Nous sommes donc restés 2 longues heures sous cette table.
Quatre de nos enfants pleuraient.
Nous avons commencé à prier et ensuite à chanter (Roi des rois version moderne de Dana-Jo : qui calma la tempête, c’est Jésus, Il est sorti du tombeau…).
Dans de tels moments, nous nous sommes demandé si certains membres de la famille seraient blessés, ou même si Dieu permettrait qu’un ou plusieurs d’entre nous perdent la vie…
Quand mon mari est parti rechercher quelques affaires dans la chambre, cela a duré quelques minutes, et les enfants ont commencé à me demander si papa était mort… Nous avions réfléchi à ce que nous devions emmener avec nous pour sauver nos affaires de l’eau et des voleurs (papiers d’identité, diplômes, argent, et des Bibles, le plus possible).
Du garage, il n’est rien resté, la charpente s’est effondrée, toutes les pièces de la maison ont eu le plafond éventré, seule la salle de bain a gardé son plafond. Dans ces moments, on réalise la souveraineté de Dieu, notre petitesse devant les éléments naturels. Si donc nous sommes impuissants face au vent, combien notre Dieu est puissant, lui qui crée le vent et choisit sa direction.
Dieu soit remercié, il a préservé la capitale Port-Vila et son île, qui avaient été durement touchées par le cyclone Pam en 2015.
Après ces 2 longues heures, la sœur du propriétaire est venue nous chercher en 4×4 pour nous loger dans son motel au sec. Le lendemain, Dieu a permis qu’un missionnaire nous apporte les clés de notre nouveau logement, une maison en hauteur, à l’abri des inondations et solide puisqu’ayant résisté au cyclone.
Comme nous sommes sur la ceinture de feu du Pacifique, nous ignorons si, à l’avenir, nous devrons subir un tremblement de terre ou un tsunami, mais nous savons que notre Dieu est souverain, qu’il règne, que toutes choses lui sont soumises et que nos vies sont dans sa main, précieuses à ses yeux.
Jamais Il ne nous abandonnera : “Allez, faites de tous les peuples des disciples… et voici, je suis avec vous tous les jours” (Matthieu 28.19, 20).
[Témoignage de Cécile Ah-Hot, missionnaire au Vanuatu avec son mari Thierry et leurs six enfants. Prions pour que Dieu les bénisse et les garde ainsi que tous les autres courageux missionnaires !]

J’aurais voulu être morte !

« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » (2 Corinthiens 5.17)

Dès mon plus jeune âge, j’ai senti que mon père ne m’aimait pas et ensuite, les relations avec ma mère sont devenues si tendues que j’ai perdu l’envie de vivre. Comment vouloir vivre quand les deux personnes qui vous ont mises au monde vous répètent que vous êtes une erreur ? Je me détestais physiquement et mentalement et je pensais que je ne méritais pas d’être sur terre.

À dix ans, je me réveillais le matin en regrettant de ne pas être morte, et les années suivantes ont été un vrai cauchemar : harcèlement, tentatives de suicide, dépression, abus… Je cherchais à combler le grand vide de mon cœur par de mauvaises relations, si bien que je me suis liée à des gens qui m’ont poussée à faire des choses qui ne me ressemblaient pas. Je fumais et je me bagarrais beaucoup. Comme je détestais être seule, je portais un masque et je faisais semblant d’être heureuse pour tenter de me faire des amis, mais ma seule véritable amie, pendant toute cette période, c’était la mort. Elle m’attirait terriblement !

C’est alors qu’un jour, j’ai vu la vidéo d’une jeune fille qui parlait de son amour pour Christ et d’un  verset de la Bible, Genèse 1.26 : « Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. » Ce verset m’a touchée et a mis dans mon cœur une paix que je n’avais jamais connue auparavant.

Comment un Dieu parfait avait-il pu me faire à son image ? Je n’arrivais pas à le comprendre ! À partir de ce moment-là, j’ai cherché à connaître le Dieu dont cette fille parlait. J’ai prié et le Seigneur a permis que je rencontre des chrétiennes à la fac. Elles m’ont parlé de Christ. Au début, j’étais réticente, à cause des mauvaises expériences que j’avais faites auparavant. Mais au bout de quelques mois, je suis venue à l’église et j’ai donné ma vie à Christ. Je sais maintenant qu’il ne m’a jamais abandonnée, même quand j’étais face à la mort. J’ai trouvé en lui la paix, l’amour d’un Père, la fidélité d’un Ami sincère et tout ce que le monde ne pouvait pas m’offrir. Depuis, je ne fume plus, je suis libérée de toute la souffrance que je ressentais et j’ai réussi à pardonner aux personnes qui m’ont fait du mal. Je suis pleine de joie, et chaque matin, je me lève en ayant envie de vivre et d’entrer dans les plans que Dieu a pour moi. S’il a fait de grandes choses dans ma vie, il peut en faire aussi dans la tienne !

(Témoignage de Guylaine)

«Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles soient dans l’abondance» (Jean 10.10).

La maison de mes parents était caractérisée par une atmosphère tantôt joyeuse, tantôt plus pesante. Ils ont eu trois garçons, et enfin moi, la petite dernière. Mais je suis née treize mois seulement après mon frère, et j’ai donc donné une charge de travail supplémentaire énorme à ma mère. À certains moments, elle me disait qu’elle préférait les garçons et qu’elle aurait voulu ne pas avoir de fille, car elle restait marquée par le rejet de sa propre mère. Et elle ajoutait que j’étais un accident. Elle reproduisait sa propre souffrance. Ce rejet m’a blessée  pendant toute mon enfance.

De religion catholique, ma mère m’a beaucoup parlé de Dieu, de Jésus et de Marie. Chaque soir, je faisais ma prière et certains dimanches, mes grands-mères m’emmenaient à l’église. Même si Dieu me semblait très lointain, je savais au fond de mon cœur qu’il existait.

La nuit, il se produisait des choses étranges en moi et autour de moi, et j’étais très sensible au monde invisible. Le dimanche, lorsque mes parents recevaient des invités, ils parlaient de toutes ces choses occultes et du monde des esprits. J’étais terrorisée. J’avais également très peur de Dieu car on me répétait qu’il allait me punir.

Je tournais souvent mes regards vers le ciel et je pensais à Jésus, qui me paraissait plus accessible. J’avais une lueur d’espoir dans le cœur, mais j’étais en pleine confusion.

Les années  ont passé et je suis devenue une femme. Je me suis mise à mon tour à pratiquer l’occultisme, pensant  que tout cela venait de Dieu, et je me suis enfoncée dans un abîme de plus en plus profond. Les ténèbres m’environnaient. Je me suis mariée et j’ai eu deux magnifiques enfants, mais les manifestations occultes étaient de plus en plus fortes et mon foyer partait à la dérive. J’ai fini par me séparer de mon mari. Ma vie n’avait plus aucun sens et je voulais en finir. Mais une pensée résonnait  dans mon cœur: «Tu n’as pas le droit, tu es la maman de deux enfants.»

 Peu de temps après, l’amie chrétienne avec laquelle je priais souvent a découvert une église bouillante. Elle m’a parlé de tout ce à quoi j’aspirais depuis toujours: les prodiges, les signes, les miracles, la présence du Dieu vivant et l’amour infini de Jésus. Mon désir de voir de mes yeux ces merveilles bouillonnait en moi, car c’était la réponse à toutes les attentes de ma vie. Je suis donc allée dans cette église. Dès mon arrivée, j’ai ressenti une ambiance très particulière. Tout ce que j’entendais et voyais me bouleversait, c’était tellement grand! Les larmes inondaient mon visage sans que je puisse les retenir. Je ressentais  la présence du Saint-Esprit qui agissait puissamment en moi. Mon cœur s’ouvrait, se transformait. À ce moment précis, un énorme poids est sorti de moi et  je me suis sentie libre, légère, heureuse. L’amour de Jésus avait pris toute la place. J’ai compris son sacrifice sur la croix, son sang versé pour moi, pour me laver de tous mes péchés.

Je veux aussi remercier Dieu pour ma jolie voix, que j’utilise maintenant pour chanter sa gloire!

Aujourd’hui je marche avec Jésus, mon Sauveur et Maître. Il a reconstruit ma vie et je l’aime de tout mon cœur!

« Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jean 17.3)

 

Tout allait bien pour notre famille jusqu’au jour où mon père eut une grave méningite qui le fit tomber dans le coma. Ma mère, avec ses deux enfants en bas âge (mon frère et moi), vivait donc une douloureuse épreuve… Les médecins lui disaient qu’il n’y avait que deux issues possibles : soit il allait mourir, soit il allait rester paralysé jusqu’à la fin de ses jours ! Autant dire qu’il n’y avait plus d’espoir ! C’est alors qu’elle décida de prier de toutes ses forces et de demander à Dieu,  “s’Il existait”, de faire sortir mon père du coma ! C’est ce qui arriva ! Non seulement, il sortit du coma, mais en plus, il n’eut aucune séquelle !

C’est dans ces circonstances que mes parents ont rencontré le Seigneur Jésus et sont devenus chrétiens, et je peux vous dire que leur vie a été transformée ! Mon père, par exemple, de nature plutôt impulsif, est devenu beaucoup plus posé. Pour ma part, j’ai été témoin de changements radicaux dans la vie de ma grand-mère, de mes oncles, de mes tantes. Onze personnes de ma famille ont rencontré le Dieu vivant et puissant !

Enfant, je n’ai donc pas douté de l’existence de Dieu et à l’âge de treize ans, j’ai décidé de le suivre. Aujourd’hui, je vais à l’église, je crois de tout mon cœur que Dieu est vivant et que Jésus, son fils unique, est venu sur la terre nous offrir bien plus que de l’espoir : il est venu nous donner la vie, pardonner nos fautes et nous sauver !

Je témoigne autour de moi de son amour, de sa puissance, et du fait que, quand on croise son regard, notre vie est transformée !
Je vous encourage à lui faire confiance. Jésus peut tout pour vous, à partir du moment où vous prenez la décision de CROIRE !

À l’épreuve de la vie

 

« Il est bon pour moi d’être humilié afin d’apprendre tes prescriptions » (Psaumes 119.71).

 

La vie nous souriait. Nous étions heureux. Mon mari et mes enfants suffisaient à faire mon bonheur. Je n’avais pas laissé de place à Dieu, la preuve: à l’âge de 42 ans, j’ai été hospitalisé durant quatre mois et j’ai subi quatre opérations. Ma maladie: un cancer. Je n’ai pas pensé une seule fois à prier Dieu.

 

De retour à la maison, l’une de mes premières sorties à été pour assister à une soirée organisée par de jeunes chrétiens évangéliques. Si leurs chants, leurs témoignages nous ont étonnés, c’est la prédication de l’Évangile qui a touché toute la famille. Le désir de Dieu de nous sauver s’est réalisé car notre cœur s’est ouvert à sa Parole. «Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta famille» (Actes 16.31).

 

Moi qui croyais n’avoir plus que quelques années à vivre, j’ai aujourd’hui 85 ans.

 

Dieu a toujours été présent, mais notre vie est devenue différente, avec un bonheur plus profond, car la foi nous à permis de vivre dans la joie dans les bons moments, mais aussi de tenir bon dans les épreuves.

 

Nos deux enfants, un fils et une fille, ont fondé leur propre foyer. La naissance de Matthieu, dans le foyer de notre fils et de notre belle-fille, a été un moment de joie. Nous étions des grands-parents heureux. Mais ce bonheur a très rapidement laissé la place à la souffrance. Au bout de quelques mois, nous avons appris que Matthieu était aveugle. À l’âge de 3 ans, on a découvert qu’il était autiste, à 7 ans, il a commencé à faire des crises d’épilepsie.

 

Aujourd’hui Matthieu a 33 ans. Il y a eu des moments très difficiles à vivre, mais aussi des choses positives, un amour très fort pour Matthieu et pour notre belle-fille qui a tenu bon. Le mot famille a pris son vrai sens, car tout a été partagé, la joie et la souffrance.

 

Nos prières sont devenues différentes. Nous avons appris à parler simplement à Dieu, comme des enfants, et à lui confier nos soucis et nos peines.

 

Matthieu avait 7 ans lorsque mon mari a été hospitalisé d’urgence en réanimation. Le cardiologue m’avait laissé peu d’espoir, il pensait que mon mari ne passerait pas la nuit. J’ai confié tout mon désespoir au Seigneur. Je me souviens lui avoir dit que s’il avait décidé de rappeler mon époux à lui, il n’y aurait pas de révolte dans mon cœur, mais que je n’aurais plus la force de faire face à cette nouvelle épreuve.

 

Peu à peu, mon désespoir s’est transformé en une paix inexprimable. J’étais sûre que Dieu allait répondre à ma prière. Je lui avais fait pleinement confiance. Mon mari est resté six semaines en réanimation avant d’être opéré, et par la suite, 3 mois en cardiologie.

 

Le Seigneur nous a permis de vivre ce verset: « La paix de Dieu, qui dépasse tout ce que l’on peut comprendre, gardera votre cœur et vos pensées en Jésus-Christ» (Philippiens 4.7).

 

Après le retour de mon mari à la maison, le répit fut encore une fois de courte durée. Le foyer de notre fille fut à son tour durement touché. Nos petits fils n’avaient que 7, 4 et 2 ans lorsque leur maman fut atteinte d’un cancer : maladie granulomatose lymphotoïde de Liebow, et en plus, la maladie de Hotchkin. Le  professeur ne lui avait laissé que peu d’espoir : tout au plus une rémission, mais pas de guérison.

 

Les séances de chimio et les rayons ont manqué la faire mourir avant le cancer. Les traitements ont donc été diminués. Nous ne reconnaissions plus notre fille, affaiblie et épuisée. Notre gendre l’a soutenue sans se décourager. Lorsqu’elle souffrait, la nuit nous les entendions prier. «Mamy, maman ne va pas mourir ? » nous a demandé avec angoisse l’un de nos petits-enfants. Nous avons continué à prendre soin de toute la famille. Le Seigneur nous a appris à ne chercher notre force et notre espoir qu’en lui seul. Le matin, je me levais une heure  avant tout le monde pour prier. Le soir, je cherchais le réconfort dans la Parole de Dieu et je priais de nouveau.

Lentement, nous avons vu notre fille reprendre des forces, au grand étonnement du professeur qui ne parlait que de rémission. Avec Dieu, tout est possible. Cela fait maintenant 20 ans qu’elle retravaille comme infirmière.

 

Mais ce qui est merveilleux, c’est que Dieu s’est servi de cette épreuve pour attirer à lui ma sœur et ses enfants ainsi que d’autres personnes qui ont entendu et répondu à la Parole de Dieu grâce à la conversion de ma sœur.

 

À travers ces épreuves, nous avons découvert notre faiblesse et nous ne comptons plus sur nos propres forces, mais sur le Seigneur.

 

«Oui, c’est en Dieu que mon âme se confie ; de lui vient mon salut. Oui, c’est lui mon rocher et mon salut, ma forteresse» (Psaumes 62.1-2).

                                                                                       

[Témoignage d’Henri et d’Henriette]

 

La main de Dieu était sur moi

« Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » (Matthieu 19.26)

Comme la plupart d’entre nous, j’ai eu une éducation religieuse jusqu’à l’âge de 14 ans, mais jusqu’à 50 ans, je ne savais pas si je croyais en Dieu. C’est après la conversion de ma femme Béatrice que jour après jour, je me suis rapproché de lui. Les bénédictions qu’il lui a accordées et qu’il lui accorde toujours depuis près de 4 ans m’ont ouvert les yeux. Cela m’a vraiment interpellé de voir la joie et la paix qu’elle a face au cancer malgré les multiples rechutes.

Avant la maladie, elle était forte pour les autres mais beaucoup moins pour elle. Mais Dieu l’a transformée. Même devant le verdict des médecins disant que sa maladie était incurable, qu’il n’y aurait pas de guérison mais juste un prolongement de la vie, elle avait en elle cette force inexplicable. Dieu m’a vraiment prouvé qu’il existe et qu’il la porte dans cette épreuve. Il nous porte aussi car si elle est bien, nous le sommes également. Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu !

Un jour, en allant à la pêche avec deux amis, je roulais à 110 km/heure sur une quatre-voies quand une voiture m’a coupé la route. J’ai donné un grand coup de volant pour l’éviter mais je pensais alors que la sortie de route était inévitable. Je n’ai pas compris comment j’avais pu me remettre dans le sens de la voie. Mes amis m’ont dit que j’avais vraiment bien maîtrisé la situation. Nous sommes quand même allés à la pêche mais plusieurs semaines après, cette scène me travaillait toujours. Je me suis rendu compte que seule la main de Dieu avait pu me sortir indemne de cette situation. J’ai aussi compris qu’il ne voulait pas que je laisse ma femme toute seule dans son épreuve.

Un jour, Béatrice est allée chez une amie pour lui souhaiter son anniversaire. J’avais tout pour être heureux, sachant qu’elle l’était aussi. Je pouvais aller à la pêche et prendre tout mon temps pour me livrer à mes occupations habituelles. J’aurais dû être content, mais je me suis rendu compte qu’il me manquait quelque chose, sans doute la paix et la joie que j’observe au quotidien chez ma femme. Cela a renforcé mon envie d’ouvrir mon cœur à Jésus et de me faire baptiser pour être sauvé, ce que j’ai fait.

Je tiens à remercier le Seigneur de m’avoir pardonné mes péchés et donné l’assurance de la vie éternelle.

[Témoignage de Serge]

 

« Que chaque génération célèbre tes œuvres et publie tes hauts faits ! » (Psaume 145.4)

Quand j’étais petit, j’allais parfois voir ma tante. Elle me racontait des histoires de la Bible qui me fascinaient, à tel point que j’ai commencé à fréquenter une église évangélique. Je me suis mis à prier pour que ma mère m’accompagne, et c’est ce qui s’est passé : elle est devenue chrétienne. Ensuite, j’ai fait des crises d’asthme. Les médecins voulaient m’opérer, mais maman a prié avec moi et mes crises ont totalement disparu. J’étais émerveillé !

Hélas, en grandissant, j’ai eu de moins en moins envie d’aller à l’église. Je me passionnais pour le skate-board, qui était devenu « mon dieu ». Et à l’adolescence, j’ai choisi de passer tout mon temps à m’amuser. Je me suis mis à boire de l’alcool. Cela me faisait oublier la petite voix qui, en moi, me chuchotait que j’étais sur un mauvais chemin.

Un soir, je suis allé chez des copains. J’étais ivre et une amie m’a proposé de fumer du haschich. Je suis sorti sur le balcon et j’ai commencé à me balancer sur la rampe. Sous l’emprise de la drogue, je ne me rendais pas compte du danger, car l’appartement était au troisième étage d’un immeuble. Et, évidemment, j’ai fini par tomber dans le vide. J’avais la tête en sang. Un ami m’a fait un massage cardiaque et a appelé une ambulance. Je me suis réveillé à l’hôpital et les médecins ont dit que c’était un miracle que je m’en sois sorti.

À la suite de cela, je suis allé à l’église pendant quelque temps, mais très vite, mes bonnes résolutions ont disparu et je me suis mis de plus belle à vivre dans la débauche, l’alcool et la drogue. Un soir, j’ai raconté à un copain les expériences que j’avais faites avec Dieu, et le Seigneur m’a montré que je n’arrivais pas à le suivre parce que je comptais sur mes propres forces. Il y a eu un déclic en moi : j’ai supplié Jésus de me pardonner, et je lui ai promis de faire sa volonté en m’appuyant sur lui.

Nous ne sommes pas capables d’obéir au Seigneur par nous-mêmes, mais si nous lui abandonnons le gouvernail de notre vie, il vient en nous et nous donne le pouvoir de faire sa volonté. Depuis ce soir-là, ma vie a complètement changé. Je suis libéré de mes anciennes passions, et je marche avec joie sur le chemin du Seigneur !

Mon chemin vers le Seigneur

« Jésus lui dit : C’est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu’en passant par moi. » (Jean 14.6)

Je m’appelle Johanna et je suis née dans une famille chrétienne. J’ai donc toujours entendu parler de Jésus, dans mon entourage ou à l’école du dimanche. Comme beaucoup  d’autres enfants, j’aimais entendre les histoires de la Bible, et j’avais un cœur sincère pour Dieu. Mais c’était un cœur d’enfant !

Les années passant, l’Eglise est devenue une routine, et puis les problèmes de la vie sont arrivés. Dans tout ça je savais qu’au fond je voulais avoir Jésus dans mon cœur moi aussi, alors j‘ai commencé à le chercher… Croyez-moi, ça a été un peu chaotique. Je ne compte plus le nombre de prédications qui m’ont profondément touchée, le nombre d’appels auxquels je me suis avancée, mais ça ne marchait jamais vraiment : je retombais à chaque fois plus bas, comme un yoyo, et j’avais de plus en plus mal. Et puis je suis quelqu’un qui se fait beaucoup de nœuds au cerveau. J’ai longtemps été rongée par les doutes et les questions, ce qui compliquait tout. Alors j’en venais à me dire : « Si Dieu existe il n’en a rien à faire de moi » ; ou encore « Je ne dois pas m‘y prendre comme il faut »; et pour finir « Je n’y arriverai jamais, donc ça ne vaut pas la peine de se battre » Le Seigneur a heureusement placé sur mon chemin les bonnes personnes à chaque fois que je voulais tout laisser tomber. Mais tout ça restait bien superficiel, et au final, j’ai fait l’erreur de m’attacher plus aux hommes qu’à Lui. Les choses ont à nouveau dégénéré jusqu’à ce que je ne veuille plus du tout entendre parler de Dieu…

Mais un jour tout s’est effondré autour de moi et je me suis retrouvée au plus bas. Je ne mangeais  plus, je ne dormais plus, et je commençais à me tourner vers le monde par dépit. A ce moment j’ai lancé un dernier SOS à Dieu, juste avant le week-end de jeunes organisé par notre église. Et cette fois a été la bonne ! Il a complètement chamboulé mon cœur pendant le rassemblement qui a suivi. Je n’ai pas le temps de tout vous raconter, mais chaque problème a trouvé une solution… Chacune des paroles prêchées était pour moi, jusqu’à ce message sur le sacrifice de Jésus qui m’a tout fait réaliser à la fois mon état misérable et Son pardon, mon salut que je n’avais pas le droit de remettre en cause même si je ne suis pas parfaite, et Son amour infini malgré mon rejet. A partir de ce moment-là, j’ai commencé à Lui faire réellement confiance et j‘ai vu Sa main agir dans tous les domaines de ma vie ! Particulièrement ces temps-ci où j’ai été vraiment gardée pendant mes épreuves du bac. Vous voyez, les manifestations de Dieu pour moi n’ont pas été spectaculaires comme je l’attendais, mais une foule de petites choses me rappellent qu’Il veille sur moi et qu’Il m’écoute. Voilà, maintenant je veux m’engager à Le suivre et à Lui obéir. Pas par obligation mais bien parce que je L’aime, que j’aime Sa présence et Sa Parole. Bon pour finir j’ajouterai que Dieu ne m’a « malheureusement » pas fait arrêter de penser ! Ces interrogations qui reviennent souvent restent l’un de mes combats au quotidien. Eh oui la vie chrétienne est un combat, mais le plus fort se bat à nos côtés alors ce combat  est gagné d’avance !

« Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, sachant que vous recevrez du Seigneur l’héritage pour récompense » (Colossiens 3.23-24).

Michèle était infirmière.

Elle sentait un vide en elle, mais où trouver Dieu ? À l’hôpital, il y avait des calendriers « La bonne Semence » avec un court message quotidien. Tous les jours, elle conservait le feuillet détachable et le ramenait chez elle.

Lorsque son frère et sa belle-sœur ont eu de gros soucis, Michèle a été très perturbée par leur situation dramatique. L’une de ses amies lui a offert une Bible. Michèle l’a lue tous les jours, et lorsque son amie lui a proposé de l’accompagner à l’église évangélique, Michèle était prête à rencontrer le Seigneur, si bien qu’elle s’est convertie rapidement.

Ensuite, de belles expériences ont fortifié sa foi : elle a été délivrée instantanément de l’envie de fumer et guérie d’un torticolis récidivant.

Chaque jour, elle priait le Seigneur de ne pas faire d’erreurs à l’hôpital, par exemple en administrant les médicaments. Elle priait aussi pendant les temps morts, dès qu’elle avait une minute !

Au fil des années, Dieu l’a souvent encouragée dans les moments difficiles. Un lundi matin, il y a eu trois décès dans son service. Michèle n’en pouvait plus, mais en mettant la clé dans la serrure de sa voiture pour rentrer chez elle, le Seigneur lui a fait comprendre qu’il était content d’elle, et elle s’est sentie réconfortée.

Un autre jour de découragement, il lui a dit doucement : « Tu es ma sentinelle. »

Un soir, une grande femme guindée s’est écriée, au moment où Michèle lui donnait sa chemise de nuit : « Vous êtes mon sauveur ! »

« Non, madame, a répondu Michèle, le Sauveur, c’est Jésus ! » Et elle lui a chanté doucement : « Sur le chemin va sans peur, car Jésus est devant toi, il veut être ton Sauveur, oh suis-le, oh suis-le par la foi ! » Elle a appris que cette dame était morte peu après.

Ainsi, au fil des années, elle s’est efforcée d’être la fidèle sentinelle du Seigneur, et maintenant qu’elle est en retraite, elle continue à le servir à la colonie de vacances de son église, qui est pour elle un endroit béni. Elle est infirmière, elle y fait le ménage et la cuisine… Pour elle, peu importe ce qu’on lui demande, du moment qu’elle peut servir son Dieu !

J’ai appris à m’accepter telle que je suis

« Dieu, qui console ceux qui sont abattus, nous a consolés. »(2 Corinthiens 7.6)

Je suis née dans une famille chrétienne. Dès mon plus jeune âge, mes parents m’ont emmenée à l’église et en grandissant, c’est devenu une habitude. Le problème, c’est qu’à ce moment-là, je considérais cela comme une contrainte : devoir me lever tôt et partir pour plusieurs heures ne me réjouissait pas du tout et j’y allais juste pour mes parents.

En arrivant au collège, les choses se sont gâtées, car après plusieurs radios et une IRM, j’ai appris que l’étais atteinte de la maladie de Sever. J’avais eu une forte poussée de croissance, mais au niveau de mes chevilles, mes tendons d’Achille n’avaient pas suivi, ils étaient devenus trop courts. Résultat : plus de sport jusqu’à nouvel ordre pour éviter que mes tendons ne se rompent.

Or, j’avais toujours faim, et comme je ne faisais plus de sport, j’ai eu des problèmes de poids et je me suis mise à ne plus aimer mon corps. Je me suis éloignée de Dieu, car j’étais en colère : pourquoi, s’il m’aimait vraiment, me faisait-il passer par là ? Je bougeais de moins en moins et je me réfugiais dans la lecture pendant des heures. J’avais peur du regard des autres et j’évitais la foule.

Heureusement, à la fin de cette année éprouvante, je suis allée dans un camp de vacances chrétien et mon cœur a été touché. J’ai compris que même si j’étais imparfaite, Jésus était mort pour moi et qu’il était toujours avec moi malgré mes difficultés. À la fin du camp, j’ai décidé de suivre Jésus. Tous mes problèmes ne se sont pas réglés pour autant, mais petit à petit, j’ai laissé Jésus revenir dans ma vie. Les deux années suivantes ont été dures, car j’étais toujours malade, mais je suis retournée à l’église et j’ai redoublé d’ardeur dans la prière.

Enfin, au bout de trois ans, j’ai été guérie et j’ai pu me remettre à faire du sport. J’ai appris à faire confiance au Seigneur et il m’aide chaque jour : grâce à lui, j’ai beaucoup moins peur du regard des autres. J’apprends à accepter mon corps et à ne plus me détester. Je n’ai pas une histoire grandiose, époustouflante ou miraculeuse, mais au travers de petites choses, le Seigneur m’a touchée et fait prendre conscience de son immense cadeau pour moi, et pour tout ça je veux dire : Merci Seigneur, merci pour tout !

Les couleurs de la vie !

 

« Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite » (Psaume 16.11).

 

Je suis née en 1963. En 1984, je suis partie à Liverpool, en Grande-Bretagne. J’étais une étudiante de 21 ans, et c’était la première fois que je quittais mes parents. Nous vivions alors sur la Côte d’Azur, à Antibes.

 

Je suis née dans une famille très dysfonctionnelle, sans amour ; mes parents m’ont vite fait comprendre par des tabous, des non-dits,  qu’ils auraient été plus heureux si je n’étais pas née. En grandissant dans un tel environnement, il est naturel que je sois devenue très pessimiste et introvertie. C’est pourquoi, à Liverpool, loin de ce milieu, j’ai fait ce qui fut ma première prière, sans savoir que c’en était une : j’ai dit « Dieu, si tu existes, montre-toi à moi, car cette existence, je n’en veux pas. » Je voyais tout en noir (guerres, violences, divorces, etc.).

 

Et là, dans sa bonté, le Dieu vivant m’a répondu : je cherchais vraiment à savoir si Dieu existait, et j’allais dans diverses églises « chrétiennes ». Un jour, une étudiante qui était à la fac avec moi m’a invitée dans une assemblée « Church of England » qui s’assimile à une assemblée évangélique en France. Le pasteur parlait de Jésus comme je ne l’avais jamais entendu auparavant…

 

Il disait, par exemple, que si j’avais été la seule personne au monde, de tous les temps et de tous les pays, Jésus serait quand même mort sur la croix pour me sauver car il m’aimait si fort, pour me ramener au Père qui m’aimait aussi très fort…

 

J’ai aussi entendu d’autres jeunes donner leur témoignage avant de se faire baptiser, et mon cœur, qui avait été dans un désert affectif très aride depuis si longtemps, depuis toujours, était comme une éponge desséchée qui tout à coup, était placée  sous un torrent d’eau pure et fraîche : je buvais avidement toutes ces paroles, et mon cœur se gonflait de vie. Je savais que c’était la vérité que j’avais cherchée. J’étais enfin acceptée, après avoir été tant rejetée. Il m’accueillait  telle que j’étais.

 

Bien sûr, les guérisons des rejets et autres manques d’amour ont pris plusieurs années, car le Saint-Esprit collabore avec nous à notre rythme. Il attend qu’on l’invite et qu’on atteigne la maturité. Les pardons à donner et à recevoir ont toujours été des clés pour de grandes libérations et délivrances. Je suis encore en chemin (Jean 14. 6 : Jésus EST LE CHEMIN), il est ma vie, ma joie, mon espérance vivante !

 

Pour finir, je dirai que dès que j’ai donné mon cœur à Jésus, mon Sauveur, mon Seigneur et Maître, l’amour de ma vie, j’ai vu les couleurs ! Littéralement, auparavant, j’avais un problème oculaire : je ne distinguais que le noir, le gris et le blanc. Et voilà que soudain, j’ai vu le turquoise, le rose, l’orange, etc… C’était une vraie merveille pour moi ! Du reste, je sais qu’un pasteur anglais a fait la même expérience que moi concernant les couleurs !

Gloire à Dieu vivant et si aimant, fidèle à son alliance et à sa Parole créatrice !

 

[Témoignage de Sylvie]

 

VALÉRIE

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » (Romains 8.1)

« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis, et je vous ai établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure. » (Jean 15.16)

Je suis venue au monde dans les années 60. La première épreuve de ma vie a été de ne pas être aimée de mon père : jamais de câlins, de mots gentils ni d’encouragements… Maman, par contre, était exemplaire et nous comblait d’affection, mes frères, ma sœur et moi. Hélas, quand j’ai eu dix ans, ma mère, excédée par le caractère brutal de mon père, l’a quitté pour « refaire sa vie ». Bien sûr, je l’ai suivie, car elle m’apportait l’affection dont j’avais grand besoin, mais à quel prix ! Pour l’aider à joindre les deux bouts, j’ai dû quitter l’école et me mettre à travailler. De plus, constatant que mon père était tout désemparé, je me suis arrangée pour que mes parents reprennent la vie commune, mais hélas, cela n’a duré que quelques mois. J’étais en pleine « crise d’adolescence », et n’en pouvant plus de cette situation, j’ai fait une fugue avec une copine. J’avais quinze ans et demi et elle vingt et un ans. Nous sommes allées sur la Côte d’Azur et nous avons gagné notre vie tant bien que mal en faisant des « petits boulots ». À Menton, j’ai failli me noyer, mais le Seigneur veillait déjà sur ma jeune vie, et au bout de trois mois, au grand soulagement de ma mère, j’ai décidé de rentrer à la maison. Je n’ai connu ensuite qu’une longue suite de désillusions. Je croyais être libre et je cherchais désespérément le « grand amour », mais jusqu’à l’âge de trente-trois ans, ma vie n’a été qu’une série de catastrophes. 

Un jour, ma petite sœur et moi avons discuté de nos problèmes et elle m’a proposé de retourner à l’église où j’étais déjà allée autrefois. À bout de forces, j’ai accepté… Pour moi, c’était le temps de Dieu ! Le message du pasteur m’a semblé résumer toute ma vie en quelques minutes ! J’ai reconnu sur le champ mon état de péché, je me suis repentie et j’ai senti l’amour inexprimable du Seigneur descendre sur moi. J’ai promis à Jésus d’être sa servante pendant le reste de mon existence et de raconter sa bonté partout où j’irais et j’ai tenu parole ! Il m’a délivrée de tout ce qui entravait ma vie : tabac, peur de l’obscurité, spasmophilie, etc. Certaines conséquences de ma vie sans lui demeurent, mais le Seigneur est là chaque jour à mes côtés, et il me remplit de sa joie et de sa force. Je voudrais vous dire à tous : « Ne tardez pas, donnez-lui votre vie ! Vous ne le regretterez jamais ! »

 

 

<3

Au bord du gouffre

«Venez et plaidons ! dit l’Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine. » (Ésaïe 1.18) 

Je suis née dans une famille chrétienne, donc je vais à l’église tous les dimanches.

Un jour dans ma chambre un verset m’a particulièrement touchée : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé » (Romains 10.9). Ce jour-là, j’ai décidé de servir Dieu plus tard. Mais ensuite, j’ai entamé mes études secondaires et je me suis beaucoup éloignée de Jésus. Je me suis mise à voler, à mentir….jusqu’au jour où j’ai été au bord du gouffre. J’ai fait la plus grosse bêtise de toute ma vie, une bêtise que j’ai eue du mal à me pardonner. Mais ce soir-là, j’ai réfléchi, j’en ai parlé à mon père et nous avons prié ensemble.

J’ai senti la présence de  Dieu. J’ai recommencé à lire ma Bible et j’ai demandé pardon à Dieu pour tous mes péchés.

Maintenant je veux continuer ma vie avec Jésus.

J’ai beaucoup de projets pour servir Dieu.

[Témoignage de Cloé]

La paix dans la tourmente
« Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. » (Philippiens 4.7)
Trois générations sont réunies sous le même toit. C’est une soirée banale et tranquille. Soudain, au moment où je m’apprête à partir à la répétition de la chorale, j’entends un hurlement : une bouilloire, qui était en équilibre instable, vient de se renverser sur les jambes de notre fils Samuel, âgé de trois ans, qui jouait par terre !
Dans la panique, ma femme et moi avons un réflexe malheureux : nous ôtons le pantalon de Samuel… Hélas, la peau de notre enfant reste accrochée au pantalon !
Affolés, nous emmenons Samuel à l’hôpital. Malgré ses graves blessures et sa peau à vif, notre enfant reste étrangement calme. Dieu a posé sa main sur lui et, miraculeusement, il ne souffre plus ! À notre arrivée, il est si paisible que l’infirmière renonce à lui donner un calmant.
Le lendemain, quand le chef de la chorale me demande de venir chanter, je commence par refuser : non seulement j’ai manqué la répétition, mais je n’ai pas le cœur à chanter ! J’ai la gorge nouée et il me semble impossible d’aller sur l’estrade. Mais le chef de la chorale insiste, et je m’exécute à contrecœur. Le chant s’appelle « Vogue en pleine mer » :
« Conduis-moi par la foi
Quand la tempête gronde
Garde-moi, cher Sauveur,
Sur le chemin du monde. »

Tout à coup, je suis inondé de paix, comme si mes épaules étaient déchargées d’un fardeau ! je sens la présence de Dieu dans mon cœur. Je sais que mon enfant est parfaitement en sécurité dans les bras d’amour de son Père. Et effectivement, les médecins sont stupéfaits du rétablissement rapide de Samuel. Sa cheville, brûlée au troisième degré, nécessitait une greffe, mais le Seigneur pose sa main et ce n’est plus nécessaire. Au bout de trois semaines, il sort de l’hôpital, beaucoup plus tôt que prévu. Il ne tarde pas à pédaler sur son tricycle, si bien que sans une seule séance de kinésithérapie, il retrouve toute sa mobilité et ne garde aucune séquelle.
Samuel signifie « Dieu a exaucé ». Oui, le Seigneur exauce encore aujourd’hui tous ceux qui se tournent vers lui, et il nous donne la paix dans nos épreuves !
(Serge Z)

« De toute mon âme, je compte sur le Seigneur, et j’attends ce qu’il va dire. » (Psaume 130.5)
J’ai grandi dans une famille instable. Mon père battait ma mère, et cela me révoltait profondément. À l’adolescence, j’ai surpris un jour mon père en train de frapper une fois de plus ma mère, et j’ai sauté sur lui. J’étais tellement en colère que je l’aurais étranglé si une voix intérieure ne m’avait pas ordonné : « Lâche ton père », ce que j’ai fait, heureusement !
Mes parents ont fini par divorcer. J’ai choisi de vivre avec ma mère, mais toutes ces années difficiles avaient laissé des traces et elle était dépressive.
Des années plus tard, ma tante est venue chez nous et nous a parlé de Jésus-Christ. Jusque-là, je me représentais Dieu comme un vieillard sévère à la longue barbe blanche assis sur son trône. Et voilà qu’elle nous présentait un Seigneur tout différent, un Dieu d’amour ! Ma mère et moi avons eu le cœur touché par ses paroles et lorsqu’elle m’a demandé de l’accompagner à l’église évangélique, j’ai accepté volontiers.
En entrant, nous avons entendu un chant qui disait : « Parce qu’il vit, je n’ai rien à craindre. » J’ai compris que mon cœur était plein de haine. Je me défoulais dans le sport (je faisais du cyclisme), mais cela ne m’apportait aucun soulagement réel. J’ai réalisé que le péché était en train de me détruire et j’ai ouvert mon cœur au Seigneur.
Ensuite, j’ai eu la conviction que je devais me réconcilier avec mon père. Toute ma haine était partie et lorsque je l’ai rejoint, je n’ai vu qu’un homme malheureux qui avait grand besoin, lui aussi, de Jésus. Notre réconciliation m’a soulagé d’un grand poids.
Désormais, c’est le Seigneur qui tient le guidon de ma vie et cela a tout changé. Vous pouvez, vous aussi, en faire l’expérience, car jamais il ne repousse ceux qui s’approchent de lui !

Un bonheur inexprimable
« Fais de l’Éternel tes délices et il te donnera ce que ton cœur désire. Remets ton sort à l’Éternel, confie toi en lui et c’est lui qui agira. » (Psaume 37.4-5)

Comme beaucoup de gens en Belgique, je suis issue d’une famille catholique, pratiquante à ses heures et selon ses convenances.
À l’âge de 10 ans, j’ai préparé ma communion par un catéchisme de 2 ans qui m’intéressait beaucoup. J’ai appris les différentes étapes de la vie de Jésus depuis sa naissance jusqu’à sa mort et sa résurrection. La dame qui nous enseignait était, pour moi, un modèle d’humilité et d’amour. Elle m’a montré l’amour infini de Jésus Christ, qui avait été jusqu’à accepter de mourir sur la croix pour chacun de nous, mais hélas, elle ne m’a jamais parlé de la repentance nécessaire au salut.
Après ma confirmation, j’ai donc poursuivi mon chemin dans la vie sans trop me soucier de Dieu, persuadée que son amour si grand m’ouvrirait les portes du paradis le moment venu. Je n’avais donc rien à craindre et d’ailleurs, lorsqu’à mon tour j’ai eu des enfants, je leur ai fait suivre le même chemin.
Mais un jour, Dieu a changé tout cela…
Un couple d’amis de longue date me parlait souvent de l’Évangile ; ils essayaient de me faire comprendre que je faisais fausse route.
Je les aimais beaucoup et je respectais leurs convictions, mais je pensais que, comme un médicament, ce qui était bon pour eux ne l’était pas forcément pour moi. Cependant, j’étais forcée de constater que leur vie avait changé. Leur foi en ce Jésus que je ne connaissais pas les avait transformés.
Lors d’une de mes visites, ils m’ont à nouveau parlé de l’Évangile, juste quelques minutes avant mon départ. C’était une conversation banale et sans conséquence, du moins je le croyais.
Mais voilà que de retour chez moi, je ne parvenais plus à me sentir en paix. Cette dernière conversation repassait en boucle dans ma tête. La nuit, je n’arrivais plus à dormir. C’était insupportable !
Au bout de deux nuits sans sommeil, j’ai appelé mon amie car je voulais parler avec son pasteur pour éclaircir tout ce qui était confus dans ma tête. J’avais beaucoup de questions et il me fallait des réponses.
Le 23 septembre 1996, j’ai donc pu rencontrer le pasteur. Je ne savais pas par où commencer. Nous avons beaucoup discuté de tout ce qui me préoccupait, et il m’a répondu en s’appuyant sur des textes de la Bible.
Peu à peu tout est devenu plus clair dans ma tête et les réponses sont arrivées avant que je ne pose les questions. J’ai compris que je ne pouvais pas résister plus longtemps. Je voulais moi aussi connaître ce Jésus ! Le pasteur m’a expliqué que Jésus avait tout accompli pour moi en mourant sur la croix et qu’il me suffisait de l’accepter, de reconnaître mes fautes, d’en demander pardon à Dieu et de choisir de croire en lui de tout mon cœur. Et nous avons commencé à prier…
Au même instant, je me suis sentie envahie d’une grande joie et d’un immense soulagement. Je n’ai pu retenir mes larmes. Le bonheur que l’on ressent lorsqu’on ouvre son cœur à Jésus est inexprimable. On se sent littéralement renaître !
Depuis ce jour béni, tout a changé dans ma vie. J’ai rencontré d’autres chrétiens en fréquentant régulièrement l’Église, mais je regrettais de ne pas pouvoir partager ce bonheur avec mon mari qui était complètement fermé. Cependant, il constatait que mon comportement avait changé. Avec mes nouveaux amis chrétiens, nous avons décidé de prier pour lui. Et un an plus tard, à son tour, il a ouvert son cœur à Jésus ! Alors tout a été différent, car nous avons été unis dans la même foi. Le 2 novembre 1997, nous sommes tous deux passés par les eaux du baptême afin de proclamer publiquement notre appartenance à Christ et d’obéir à sa parole.
Oh bien sûr, ce ne n’est parce que l’on est chrétien qu’il n’y a plus de difficultés ! J’ai traversé beaucoup d’épreuves de toutes sortes, comme tout le monde, mais je sais que je ne suis pas seule. Jésus m’aide à surmonter ces difficultés et me donne la force pour y arriver. Il est mon réconfort, mon soutien, ma joie et bien d’autres choses encore. Par-dessus tout, il est mon Sauveur et mon Seigneur grâce auquel j’ai la vie éternelle.
Lors de ma conversion j’ai reçu ces versets tirés du psaume 37.4-5 et j’en ai fait ma devise :
« Fais de l’Éternel tes délices et il te donnera ce que ton cœur désire. Remets ton sort à l’Éternel, confie toi en lui et c’est lui qui agira. »
[Témoignage de Françoise]

Prions pour nos enfants !
« L’Éternel te gardera de tout mal, il gardera ton âme. » (Psaume 121.7)

Quand mon fils aîné Micaël était jeune marié, il a travaillé à la Société biblique belge avec deux collègues. Tous trois étaient pleins de zèle. L’immeuble, situé à Bruxelles, abritait plusieurs autres firmes, dont un atelier de haute couture pour hommes. Un jour, deux individus armés ont fait irruption dans les locaux bibliques. Ils voulaient faire un braquage. Dans le couloir, à proximité des locaux bibliques, un vieux coffre vide attendait d’être évacué.
Micaël a expliqué qu’il n’avait presque pas d’argent, mais les voyous ne voulaient rien entendre et en exigeaient. Ils sont devenus de plus en plus agressifs et Micaël s’est retrouvé avec un revolver sur le front. Heureusement, ces hommes ont fini par repartir avec la petite somme dont mon fils disposait.

Deux jours plus tard, nos deux autres enfants ont été victimes d’un accident en s’engageant sur une bretelle d’autoroute qui comportait un virage réputé dangereux, où il y avait déjà eu de graves accidents. Samuel ne roulait pas vite, mais la pluie et le mazout avaient rendu la chaussée glissante. L’auto a fait une embardée et a été projetée, telle une balle, contre les glissières de sécurité, pour finir par s’immobiliser au milieu de la route. Heureusement, aucun véhicule ne le suivait. Le lendemain, au même endroit, deux autres jeunes ont trouvé la mort. Sans la protection divine, nous aurions perdu tous nos enfants en deux jours !

Depuis toujours, dès que je me réveille, je confie mes proches à la garde et à la protection du Seigneur. Je demande qu’ils soient gardés physiquement spirituellement, affectivement et moralement. Les années ont passé et la famille s’est multipliée sous la bénédiction et la protection de Dieu. Tous ensemble, nous sommes à son service. Oui, il vaut la peine de s’attendre à lui !

(Témoignage de protection donné par Nadine)

À bout de souffrance
« Je crie à toi lorsque je suis dans la détresse, car tu m’exauces. » (Psaume 86.7)


Je m’appelle Anita, j’ai 35 ans et je suis originaire de Madagascar. J’ai été éduquée dans la foi chrétienne depuis ma plus tendre enfance. Nous nous rendions à l’église tous les dimanches, mais cela ne m’a pas empêchée d’emprunter un mauvais chemin. Nous étions sept enfants et je n’ai pas trouvé ma place au sein de la fratrie. Mon père était strict, et comme je ne me sentais pas aimée, je suis devenue rebelle.
Les conditions de vie à Madagascar sont loin d’être faciles, et j’ai connu maintes épreuves, bien davantage que mes sœurs me semble-t-il. Chaque fois que j’étais en difficulté, je priais, Dieu me répondait rapidement… et je continuais ensuite ma route sans lui.
Et puis je me suis mariée, je suis allée en France, et là, j’ai eu un gros problème : mon fils aîné était encore à Madagascar, et je n’avais aucun moyen d’obtenir les papiers nécessaires pour le faire venir. J’ai fait beaucoup de démarches, demandé de l’aide, donné de l’argent, mais pendant huit ans, rien n’a abouti. J’ai une nature impatiente, et Dieu m’a transformée pendant ces années d’épreuve.
Au bout de huit ans, à bout de souffrance, j’ai prié : « Seigneur, cette fois-ci, je ne te prie pas juste de faire venir mon fils, mais je veux te donner ma vie. Même si mon fils me rejoint, je te promets de te rester fidèle, Jésus. »
Peu après, mon fils a enfin obtenu tous les papiers nécessaires et il nous a rejoints en France !
J’ai lu ma Bible plus attentivement, j’ai écouté des prédications, puis j’ai intégré l’Église de Pont-à-Mousson, car je voulais mieux connaître le Seigneur. Le Saint-Esprit m’a fait comprendre que Jésus est Dieu. Je me suis profondément attachée à lui et il a pansé mes blessures intérieures. J’ai beaucoup changé, et mon mari a vu ce changement.
J’ai lu Marc 16.16, qui dit : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné », si bien que j’ai décidé de me faire baptiser et de prendre l’engagement public de suivre Jésus.